Cycle de conférences : « Premières lumières de la réforme : Beccaria »3ème conférence (4 juin 2009, salle des colloques du BSHM) - Postérités révolutionnairesIntervenants - Heike Jung, Professeur émérite de droit pénal, Université de la Sarre (Allemagne) - Michel Porret, professeur d'histoire moderne, Université de Genève (Suisse) - Nicolas Catelan, maître de conférences, université Aix-marseille III
La dernière conférence de l’année a évalué le legs de Beccaria aux réformateurs de la constituante, de manière déterminer si sa pensée a ou non déterminé les réalisations politiques et institutionnelles de la Révolution française (premier volet). L'une des options envisagées est d'aborder cette problématique à travers les discours qui ont rythmé les réformes de la justice criminelle entreprise par l'assemblée constituante. Cette étude a été réalisée sur la base des discussions consignées dans les Archives parlementaires ou le Moniteur (J.-C. Gaven) à l'occasion des projets et rapports de Bergasse, Le Pelletier de Saint Fargeau, Duport ou Marat (Heike Jung). M.-C. Guiol devait communiqué également sur une thématique plus ciblée qui n'est pas sans lien avec les préoccupations de l'ISCG : «Abolition de la grâce et réhabilitation dans les débats de la constituante ». Le second volet de la conférence consacré à la diffusion de l'œuvre de Beccaria en Europe a été reporté à 2010. Bentham et Von Feuerbach ont été convoqués car, outre les affinités qu'ils entretiennent avec les réformateurs précédemment étudiés, ils présentent l'incontestable intérêt d'avoir tenté d'adapter leurs systèmes aux contraintes de la société civile. |